DÉMOCRATIE

Reprendre le contrôle de notre
système de santé et de services sociaux!

Austérité, centralisation, privatisation, « new management » ne sont pas des mots apolitiques. En santé, on a assisté à la disparition de trop nombreuses instances de représentation, à la perte d’espaces d’échange, de vigilance et de surveillance, en plus de voir s’éloigner les lieux décisionnels, qui sont désormais hors de portée des communautés et des travailleuses et des travailleurs œuvrant dans le réseau.

La démesure des nouvelles structures a un impact important sur la capacité des syndicats à rejoindre et à réunir leurs membres et pourrait affecter leur rôle pourtant essentiel de grands rassembleurs et de grands mobilisateurs. Les comités d’usagers, quant à eux, ont subi d’énormes pressions pour se dépolitiser et réduire l’étendue de leurs actions. Des nominations aux intérêts discutables se sont multipliées dans des conseils d’administration qui opèrent à des échelles de plus en plus étendues. Les personnes les mieux placées pour représenter la diversité de la population québécoise se sont fait montrer la porte des lieux de concertation et de décision. La voix des équipes professionnelles est tue par la présence d’une gestion de plus en plus lourde, contraignante et menaçante. Les informations et les données pertinentes sont dissimulées, orientées ou carrément inexistantes. Les groupes communautaires épongent les ratés du système sans avoir droit de cité.

En somme, on a un réseau public qui n’a plus de comptes à rendre à personne. Dans ce contexte, il est plus facile que jamais pour les décideurs politiques et les gestionnaires d’imposer de nouvelles méthodes de travail déshumanisantes (ex : Lean) et d’aller de l’avant avec des coupures de services et une ouverture grandissante au privé. Pendant ce temps, les personnes ayant recours aux services de santé ou aux services sociaux et les travailleuses et les travailleurs du réseau sont soumis à des formes sans précédents et de plus en plus nombreuses de reddition de comptes. L’absence de démocratie, c’est… l’autoritarisme.

La Coalition solidarité santé a pris la décision de mettre sur pied un Comité démocratie pour agir sur cette problématique et réintégrer de réels leviers de pouvoir pour les communautés et les travailleuses et les travailleurs dans cette méga structure qu’est devenue le système de santé et de services sociaux. Le diable est dans les détails et il est impensable d’agir sur toutes les problématiques vécues dans le réseau en passant constamment et uniquement par le ministère ou par une direction qui ne fait plus la distinction entre le chiffre et le vrai.

Les solutions abondent! Exiger des conseils d’administration publics dans tous les GMFs? Revendiquer que dans chaque conseil d’administration du réseau un certain nombre de sièges soit réservé aux personnes représentant la diversité? Demander une redéfinition du rôle des comités d’usagers? Refuser que les compétences des soignantes et des soignants soient remises en question par des outils de gestion? Créer nous-même de nouveaux espaces d’échanges et d’actions? Vous avez probablement vous-même d’autres solutions en tête. On vous invite donc à reprendre le contrôle du système avec nous et à joindre le comité démocratie!

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