Un régime provincial d’assurance médicaments entièrement public, avec financement du fédéral

Montréal. – La Coalition Solidarité santé salue le dépôt aujourd’hui à Ottawa du rapport du Directeur parlementaire du budget (DPB) sur le coût de création d’un régime entièrement public d’assurance médicaments, et sur les importantes économies pour les finances publiques et pour la population qui découleraient de sa mise en place. 

Ce rapport du DPB fait suite à une demande du Comité permanent de la santé de la Chambre des communes qui étudie cette question depuis l’an dernier.

Bien que le Québec possède son propre régime d’assurance médicaments,  la Coalition Solidarité santé rappelle que l’aspect hybride privé-public du régime fait en sorte que les citoyennes et citoyens du Québec paient leurs médicaments 35% plus cher qu’ailleurs dans le monde. 

Comme l’écrit dans son communiqué la Coalition canadienne de la santé, une alliée de Solidarité santé :

« Dans son mandat, le DPB devait utiliser le formulaire des médicaments du Québec pour déterminer le coût de l’accès aux médicaments pour toutes les personnes du Canada. Actuellement, le Québec offre un modèle mixte d’assurances publiques et privées couvrant les médicaments de ses habitants. Ce modèle mixte a maintenu relativement élevé le prix des médicaments au Québec. Le Québec ne tire pas profit de l’économie d’échelle, car le gouvernement n’achète pas les médicaments pour toute sa population. De plus, le Québec ne bénéficie pas des bas prix des médicaments que pourrait offrir un régime public national en raison de la différence des économies d’échelle provinciales et nationales. Or, la bonne nouvelle c’est que toute estimation du coût utilisant le modèle du Québec sera le pire scénario et les Canadiens peuvent s’attendre à des prix beaucoup moins élevés dans le cadre d’un régime national. »

Même la Chambre de commerce de Colombie-Britannique, qui a pris position pour un régime entièrement public d’assurance médicaments a recommandé « d’éviter que soient déchargés sur les entreprises les coûts de la couverture pharmaceutique par le biais de régimes d’assurance privés selon le modèle québécois. »

C’est pourquoi  la Coalition Solidarité santé mène la campagne « Le remède aux coupures, ça existe! » pour rendre entièrement public le régime hybride actuel du Québec, une campagne à laquelle toute la population est invitée à participer en se rendant sur le site WEB pour envoyer facilement une lettre à leur député. 

«Au lieu de couper dans les services publics et le développement socio-économique des régions, pourquoi le gouvernement Couillard n’applique-t-il pas sa « rigueur des finances publiques » dans nos dépenses en médicaments prescrits?, demande Jacques Benoit, coordonnateur de la Coalition.  

Avec des dépenses annuelles estimées en 2014 à 7,5 G$ en médicaments prescrits, des dépenses trop élevées de 35% signifient des coûts inutiles de plus de 2,5 G$ par année pour les finances publiques québécoises.

La Coalition Solidarité santé rappelle que le gouvernement Couillard a déjà en main tous les outils, dont de nombreuses études économiques à ce sujet. Qu’attend-il pour agir ?

« En cette année préélectorale, et au moment où Ottawa se penche sérieusement sur la question, c’est l’occasion pour le gouvernement du Québec de poser un geste concret qui relève autant de la santé de la population, de la santé économique de nos régions que de celle de nos finances publiques. Un régime provincial entièrement public, avec financement du fédéral en plus, c’est la solution! » conclut M. Benoit.

À propos de la Coalition Solidarité santé.

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SOURCE : Coalition solidarité santé  

Renseignements : Jacques Benoit, Coalition solidarité santé, Téléphone : 514 442-0577

 

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