À l’approche de ses 30 ans, l’assurance médicaments : le diagnostic est clair.

COMMUNIQUÉ

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À l’approche de ses 30 ans, l’assurance médicaments : le diagnostic est clair.

Montréal, le 30 juin 2026 — Il y a trente ans, l’Assemblée nationale du Québec adoptait la Loi sur l’assurance médicaments, faisant du Québec la première province à instaurer une couverture universelle et obligatoire au Canada.

Ce régime universel devait permettre de couvrir l’ensemble de la population québécoise. L’objectif était ambitieux : assurer un accès raisonnable et équitable aux médicaments requis en fonction de l’état de santé, tout en tenant compte de la situation économique des personnes dans leur participation financière. 

Malheureusement, trente ans plus tard, force est de constater que la promesse n’a pas été tenue. La Coalition Solidarité santé déplore que le régime d’assurance médicaments du Québec est aujourd’hui, et plus que jamais, inefficace, inéquitable et coûteux.

Inefficace, car plusieurs personnes n’arrivent plus à payer leurs médicaments. Elles sont placées devant des choix déchirants comme couper d’autres dépenses ou sauter des doses, voire des prescriptions.  Les témoignages à cet effet s’accumulent sur le coût des médicaments et sur les couvertures insuffisantes de certains régimes

Inéquitable, parce qu’à consommation égale, les médicaments coûtent plus cher dans les régimes privés que dans le régime public. Les honoraires des pharmaciens sont un facteur important dans cette équation, étant plafonnés sous le régime public mais pas sous les régimes privés. De fait, les honoraires pharmaceutiques au privé peuvent être jusqu’à 12 fois plus élevés que ceux du régime public ! C’est loin d’être équitable. 

Coûteux, parce que selon les données de l’OCDE, les dépenses en médicaments par habitant engagées par le Québec sont parmi les plus élevées au monde. Sans compter que les dépenses totales en médicaments d’ordonnance ont augmenté d’en moyenne 6,26 % annuellement depuis la création du régime. Par ailleurs, le coût des régimes collectifs d’assurance médicaments pèse de plus en plus lourd sur le budget des petits employeurs, ce qui force de plus en plus de PME et d’OBNL à abandonner leurs assurances collectives, faute de moyens.

Un contexte qui appelle à l’action

En trame de fond, le 30e anniversaire de la loi s’inscrit dans un contexte géopolitique très préoccupant. Les États-Unis brandissent de possibles droits de douane à l’encontre de notre secteur pharmaceutique pouvant atteindre 250 %, tout en se révélant de moins en moins un partenaire stable et fiable du point de vue médical. De plus, la récente pandémie de Covid-19 a mis en évidence la fragilité de notre système de santé, notamment en matière d’approvisionnement en médicaments. Plus que jamais, il importe de renforcer nos capacités à soigner notre population. 

Comme il y a 30 ans, soyons proactifs; achevons le projet de couverture universelle qui avait été amorcé. Dans cette optique, nous pressons le gouvernement actuel et celui qui pourrait lui succéder de :

·      Mandater rapidement un comité d’experts indépendants, issus des différents milieux concernés, pour brosser un portrait des besoins et des défis que le Québec doit relever.

·       Actualiser la politique du médicament du Québec qui date de 2007 – et qui n’a jamais été révisée – et permettre la révision de la Loi sur l’assurance médicaments, afin de mettre en œuvre une assurance médicaments publique universelle.

·       Poursuivre sa collaboration avec les autres provinces et le gouvernement fédéral afin de déployer l’assurance médicaments publique universelle.

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Informations :  Geneviève Lamarche, coordonnatrice

(514) 442-0577

cssante@gmail.com

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