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Première vignette d’une série sur les mythes et faits sur la privatisation dans le réseau de la santé et services sociaux. Une section avec des références pertinentes sera ajoutée avec les autres vignettes.

L’argent public, via les impôts des contribuables, finance le système privé. Ce dernier coûte finalement beaucoup plus cher, car il doit dégager des profits.

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Suite à la demande de plusieurs membres désirant en apprendre davantage sur le Plan santé, la Coalition solidarité santé a tenu une journée de réflexion action jeudi le 23 février dernier. L’avant-midi a été consacré à une présentation des éléments clefs du Plan, à une présentation sur les impacts sur les organismes communautaires et à une période de questions. L’après-midi a servi à dégager les préoccupations communes et à décider ensemble d’actions concrètes. Des actions ont été proposées et seront discutées à l’Assemblée générale du 15 mars prochain. Plus de 30 personnes, représentant les organisations syndicales et communautaires, ainsi que des citoyen-nes, étaient présents à l’événement hybride.

Privatisation, arnaque, saccage, désengagement, anti démocratique, instrumentalisation, crainte, réforme : ce sont autant de mots qui ont été nommés par les personnes présentes pour décrire le Plan santé.

La population et les acteurs et actrices principales du réseau de la santé et services sociaux sont inquiets : Wô, minute! Nous demandons plus de transparence de la part du gouvernement et n’acceptons toujours pas de signer un chèque en blanc. Le Plan santé : une révolution néolibérale dont on ne veut pas!

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Vendredi le 17 juin 2022, Lorraine Guay est décédée. Militante de première heure, Lorraine était membre du Comité démocratie de la Coalition Solidarité Santé. Elle a d’ailleurs assisté à notre dernière rencontre – militante jusqu’au bout! Lorraine avait toujours le mot, la citation pour appuyer ses propos, pour nous faire sourire et nous motiver à continuer de s’engager.  Quel privilège de l’avoir eue à nos côtés pour défendre la démocratie et dénoncer la privatisation du système de santé et services sociaux! Lorraine y croyait profondément.

Il faut faire un travail de fond, parce que les luttes sont longues. Il faut agir même si on n’a pas un résultat demain matin. Je n’en profiterai pas dans le temps qu’il me reste à vivre, mais j’y aurai participé. J’aurai une sorte de satisfaction, de dignité personnelle d’avoir contribué à ça.

Lorraine Guay

Nous continuerons en pensant à toi, Lorraine, à tout le travail de fond que tu as fait avec la Coalition. Merci pour ton intégrité, ta droiture, ta passion, merci pour tout, Lorraine.

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À l’approche du déclenchement de la campagne électorale, nous avons sollicité les différents partis pour connaître leurs engagements concernant la santé et les services sociaux. Beaucoup de questions mériteraient d’être abordées, mais nous en avons choisi cinq, regroupées en grande catégories, qui représentent les priorités énoncées par nos membres.

  1. La sous-traitance/privatisation des services publics sociaux et de santé

Depuis les 20 dernières années, le recours au secteur privé prend de plus en plus de place, au détriment du système public, cannibalisant ses ressources humaines (désengagement de médecins de la RAMQ, professionnel·le·s préférant travailler au privé plutôt qu’au public, etc.) Cela annihile les efforts mis de l’avant afin de réduire les temps d’attente pour des services ou des soins et augmente la pression sur le personnel soignant restant pour dispenser des soins et des services sécuritaires et de qualité. Les services privés étant plus dispendieux, pourquoi continuer d’augmenter leur part dans le réseau? La pandémie et les rapports qui ont suivi cette dernière ont mis en lumière le manque de financement du réseau public. Plus que jamais, il s’avère essentiel d’avoir un système de santé et un volet santé publique très forts pour assurer une gestion adéquate des risques pour la santé, mais également pour prévenir, dans la mesure du possible, toute nouvelle situation catastrophique.

Les problèmes du système public ne se résolvent pas en octroyant plus de place au privé : nos membres croient à l’importance de la consolidation du réseau public.

De quelle façon votre parti s’engage-t-il à réduire/éliminer l’utilisation de la sous-traitance et du privé pour résoudre les problèmes du système public de santé et services sociaux?

  1. La réhumanisation du système public de santé et services sociaux

Nos membres ont été nombreux à soulever l’importance de réhumaniser le système de santé et services sociaux. Un réseau plus humain sans discrimination, avec des conditions de travail améliorées, l’élimination des heures supplémentaires obligatoires, mais aussi une vision globale de la santé et la fin de la culture gestionnaire axée sur les chiffres. Nous demandons également un réseau accessible et sécuritaire pour tous. À cet effet, une redémocratisation du réseau est importante : ses travailleur·euse·s et usager·ère·s souhaitent être considéré·e·s et impliqué·e·s dans les processus décisionnels et les nouveautés prévues dans le « Plan santé ». Nos membres plaident pour le retour à un système public décentralisé, transparent et tourné vers les besoins des personnes et des communautés.

De quelle façon votre parti s’engage-t-il à redémocratiser et à réhumaniser le système public de santé et services sociaux?

  1. Prendre soin des personnes vulnérables

Lors de la pandémie, les groupes des personnes les plus vulnérables (personnes âgées, personnes en situation de handicap, proches aidants, etc.) ont été énormément affectés. La Coalition Solidarité Santé demande une offre de soins publics adaptée à ces groupes.

Nous avons l’obligation morale de corriger le plus rapidement possible les lacunes systémiques et organisationnelles qui ont affaibli considérablement la capacité du réseau de la santé et des services sociaux à assurer ses missions essentielles, à protéger la vie et la santé des personnes vulnérables. Les défis concernant les personnes âgées sont majeurs : selon les données provisoires de l’année 2021-2022 fournies par le ministère de la Santé et des Services sociaux, 45 637 personnes attendent de recevoir des soins à domicile, dont 15 042 pour un premier service. Il s’agit d’une augmentation d’environ 10 % par rapport à l’année précédente. Le temps d’attente pour avoir accès aux soins a par ailleurs augmenté considérablement : le nombre de personnes qui attendent depuis plus de 90 jours pour obtenir des soins à domicile a augmenté de 20 % en une année seulement. Les gens âgés de 75 ans et plus doublera d’ici 20 ans au Québec.

Les membres demandent des soins et des services sociaux en quantité et en qualité, pour tous les groupes de personnes vulnérables.

De quelle façon votre parti s’engage-t-il à répondre plus adéquatement aux besoins des personnes vulnérables?

  1. Reconnaissance des organismes communautaires

Le réseau communautaire a pallié les manques du réseau de la santé et des services sociaux durant la pandémie. De ce fait, les organismes communautaires (OC) réclament un meilleur financement de l’action communautaire autonome compte tenu de leur rôle d’acteurs-clés au sein de la population. Il est également demandé que leur expertise soit mieux reconnue et de pouvoir participer aux discussions visant à structurer la bonification de l’offre de soutien aux personnes proches aidantes et aux soins à domicile, entre autres.

Les OC souhaitent que leur autonomie soit respectée : ils ne sont pas de simples sous-traitants, dispensateurs de services. Ainsi, le financement à la mission globale doit être préconisé pour leur permettre d’agir en cohérence avec leur vision sociale de la santé.

De quelle façon votre parti s’engage-t-il à reconnaître l’importance, l’expertise et l’autonomie des organismes communautaires?

  1. Contrôler au plus vite la hausse du coût des médicaments / collaborer à la mise en place d’une assurance médicaments publique universelle

En 2020, 5,4 % de la population québécoise, soit près de 465 000 personnes, s’est privée de médicaments. Au plus fort de la pandémie de COVID-19, cette proportion était trois fois plus élevée, elle aurait monté à 16 %.

Au Québec, les dépenses en médicaments par habitant sont parmi les plus élevées au monde. Le Québec dépense 11 % de plus pour les médicaments prescrits par habitant (1 069 $) que la moyenne canadienne (959 $) (2021). Et le Canada dépensait, en 2016, 59 % de plus (1 043 $) que les pays de l’OCDE (719 $) (2016).

En 2018, les dépenses totales en médicaments prescrits du Québec s’élevaient à 8,36 MILLIARDS de dollars (ICIS, série G, 2020).

Les médicaments font partie des soins et devraient être intégrés à notre système public de santé. La mise en place d’un régime public et universel d’assurance médicaments permettrait à la fois de s’attaquer au contrôle des coûts, d’améliorer l’accès aux médicaments essentiels et d’optimiser la gestion publique de ce poste de dépenses qui semble hors de contrôle.

En mai 2022, la coalition a mis sur pied une nouvelle campagne pour une assurance médicaments publique universelle. La campagne comporte un volet d’appel à l’action, par l’envoi d’une lettre aux député·e·s. À ce jour, nous avons reçu plus de quarante lettres, soit la preuve que cet enjeu suscite un engagement.

De quelle façon votre parti s’engage-t-il à collaborer à l’instauration d’une assurance médicaments publique et universelle?

Ces questions ont été envoyées aux chef-fe-s de parti le 9 juin 2022.

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Le projet du CREATAS, intitulé « Outils d’éducation aux droits du travail dans le programme du Chèque emploi-service », vise trois grands objectifs :

– Améliorer l’accès à des connaissances les plus complètes possibles sur les droits et obligations relatifs au travail pour le personnel employé via CES ainsi que les personnes utilisatrices du programme en créant des Guides;

– Favoriser l’appropriation de ces connaissances par le personnel et les personnes utilisatrices en créant un atelier de formation pour chacun de ces groupes;

– Diffuser les connaissances sur les droits et obligations relatifs au travail dans le cadre du CES en organisant un atelier de formation avec des intervenant·e·s communautaires de diverses régions du Québec.

Pour en savoir plus sur le projet et découvrir le guide : Guide – Home – CREATAS (creatas-quebec.org)

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